LE BLOG A JULES

03 août 2016

Kurtz

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Retour à la tablette graphique pour tailler le portrait à Marlon pour un de mes films favoris.

Comment, d’un tournage aussi chaotique, Coppola a-t-il réussi à créer une œuvre aussi cohérente ? Mystère. « Apocalypse Now » fascine encore aujourd’hui. Mais pour moi, au-delà des incroyables scènes qu’empile le film sans discontinuer, c’est sa structure qui m’a toujours profondément interpelée.

Le cinéaste et critique de cinéma Bertrand Tavernier, a toujours reproché au film de Coppola sa séquence d’ouverture. Pour lui, il était illogique que le personnage principal nous soit montré dès la première scène comme étant totalement anéantit psychologiquement, puisque le film était sensé être une progressive plongé dans l’horreur. Mais pour moi c’est totalement voulue et ceci pour une raison très simple, « Apocalypse Now » est un film qui fonctionne en boucle. 

La scène nous montrant le capitaine Willard (Martin Sheen) saoul et traumatisé sous les pales du ventilateur de sa chambre d’hôtel à Saigon peut être vu comme la conséquence de tout ce qu’il a traversé dans le film, se remémorant ainsi tout son périple à travers le fleuve et sa confrontation avec le colonel Kurtz (qui lui a révélé une part de sa propre dualité). La surimpression subtile de plans directement issus du derniers tiers du film valide cette interprétation. De plus, Jim Morrisson ne chante t’il pas au début du film que c’est la fin (This is the End).

Ainsi le récit que nous raconte « Apocalypse Now » ne finit jamais, la violence est un cycle infernal semble nous dire Coppola (un des cercles de l’enfer de Dante). Un cauchemar dont Willard ne sortira jamais indemne, contaminé par l’horreur comme le spectateur qui comme moi n’est jamais vraiment sorti d’ « Apocalypse Now ».

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03 juillet 2016

Gros cochon.

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26 juin 2016

The Neon Demon

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Nicolas Winding Refn a beau énerver tout le monde avec son meulon qui atteint parfois la taille d'une météorite, il faut reconnaître que sa filmographie est cohérente.

Lui qui n'aurait pu être au final qu'une sorte de Scorsese Danois (la trilogie Pusher) finalement préfère marcher sur les pas de son mentor Jodorowsky et de réaliser des "Midnight Movies" comme à la grande époque d'"El Topo", le Western psyché d'Alejandro.

"The Neon Demon", sa relecture du "Suspiria" de Dario Argento, propose de beaux moments délirant totalement stimulant pour l'oeil et l'esprit, et la musique de Cliff Martinez est encore une fois totalement addictive.

 

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19 juin 2016

King Kong

King-Kong

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08 juin 2016

the bride of frankenstein

lady-f2

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03 juin 2016

Darkness

Darkness

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31 mai 2016

Monstres

 

white-Walker

Même si la série perd un peu de sa flamboyance d'antan (laissons encore une chance à la saison 6 mais c'est quand même pas gagné), la présence des "Marcheurs Blanc" est sans conteste se qui maintient encore intact l'intérêt pour "Game Of Throne". 

Chacune de leurs apparitions (aidé par un très chouette design) est propice à de beaux moments de "Dark Fantasy". 

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20 mai 2016

2 monstres en couleur.

Frank

 Un petit Frank bien au courant.

 

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Si on me demandait mon comics préféré, je citerais sans problème « Hellboy » de Mike Mignola.

C’est grâce à mon ami Vincent, qui m’a fait découvrir cette BD (il y a longtemps déjà !), que je suis devenu complètement fan de ce super héro pas vraiment comme les autres. Hellboy est déjà en soit un personnage génial (le démon de l’apocalypse qui refuse de faire le job) mais c’est surtout l’ambiance gothique à la Lovecraft qui frappe d’emblée, bien plus sombre et poétique que la version cinéma de Guillermo Del Toro (qui n’est pas mal non plus cela dit).

De plus les dessins de Mignola sont formidables et c’est réellement fascinant de voir l’évolution de son trait gagner en simplicité (et en expressivité) jusqu'à devenir quasiment abstrait. De même que l’agencement des cases qui propose un découpage des planches quasi cinématographique.

Mignola, qui avait renoncé à dessiner « Hellboy » sur la fin de la série (préférant se concentrer sur le scénario), a récemment rempilé pour « Hellboy en enfer » sa nouvelle BD sensée celer pour de bon de destin du personnage. Hellboy, mort à la fin de la série précédente, se retrouve en enfer obligé de lutter contre des démons de toutes sortes et qui voudraient bien lui voler sa main droite et régner sur les trois mondes. Cette série, dont la première partie est maintenant dispo en France, est totalement fascinante et pousse très loin les obsessions de Mignola pour la littérature gothique. 

La fin est actuellement publiée aux Etats Unis et Mignola a déjà annoncé sa décision d’arrêter à la BD et prendre une année sabbatique pour se consacrer à la peinture. On ne lui en voudra pas trop, vu la carrière immense du bonhomme.

 

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17 mai 2016

Aliens

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09 mai 2016

The Hateful Eight

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02 mai 2016

Macbeth-Justin Kurzel (2015)

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Il fallait une bonne dose de courage (ou d’inconscience) pour se lancer dès son deuxième film dans une énième adaptions de la tragédie de William Shakespeare « Macbeth ». Surtout que la liste des précédent réalisateur à s’y être frotté est prestigieuse (Orson Welles, Akira Kurosawa, Polanski). Mais Justin Kurzel, jeune réalisateur Australien, n’a apparemment peur de rien et sa version est un croisement improbable entre « Braveheart » et « Valhalla Rising» (le film de Viking Psychédélique de Nicolas Widing Refn) et au final une sorte d' "actioner arty" visuellement très impressionnant.

Malin, Kurzel sait qu’il pourra s’appuyer sur le génie des dialogues du tragédien anglais et ainsi sans aucunes retenues élaborer des tableaux visuellement somptueux. Et c’est en partie ce que certaines critiques lui ont reproché, d’alterner de façon assez brutales moments dialogués (au texte près) et scènes ostentatoires (ralenties, scène finale aux couleurs saturées). Mais même si ces critiques sont en partie fondés, le film fascine néanmoins par l’énergie déployée qui est au final communicative. En effet difficile dene pas être fasciné devant la photographie du film, les ralentis fantasmagoriques lors des scènes de batailles, ou de l’utilisation de la campagne Ecossaise.

De plus et choses appréciable, là où on aurait pu craindre un film dépassant allégrement les deux heures, « Macbeth » est au final assez court avec une narration très resserré. Cela a pour effet de décupler l’impact émotionnel de chaque scènes, bien aidé aussi par des acteurs au diapason. Michael Fassbender fait un Macbeth très physique qui colle bien a l'ambiance générale du film et Marion Cotillard est plus que convaincante en Lady Macbeth (par moment réellement bouleversante).

Tous les passages obligés de la pièce sont bien là, cependant la version de Kurzel permet de mettre en avant certains éléments parfois sous exploité au cinéma tel que le personnage de Macduff ou la destiné de Fléance. Mais aussi de faire du deuil des Macbeth pour leur jeune fils, l’élément déclencheur de leur basculement dans la folie. Le jeu parfois décrié de Fassbender prend ici tout son sens tant son interprétations rend Macbeth parfois absent comme frappé d’une sorte de syndrome « post traumatique ».

Film parfois maladroit mais porté par une imagerie à la hauteur de la pièce, « Macbeth » est une épopée guerrière intense qui n’a au final pas à rougir de ses prédécesseurs. Martin Scorsese a récemment annoncé sa volonté de réaliser son « Macbeth », en adaptant la version dirigé au théâtre par Kenneth Branagh. Si le projet se concrétise il sera alors intéressant de comparer les deux films tant leurs notes d’intentions sembles similaires.

 

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21 avril 2016

Series mania

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Frank net

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17 avril 2016

Quelques croquis

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02 avril 2016

Divers

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Réalisé au quatre couleurs et au crayon blanc sur une enveloppe usagé qui trainait sur mon bureau.

 

Hendrix

 

Un Jimi à l'aquarelle.

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01 avril 2016

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29 mars 2016

Mauvaises graines.

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19 mars 2016

Visionnage vite fait.

 

Ikiru : Akira Kurosawa 

Kurosawa se plaignait souvent qu’on lui parle sans cesse de ses films d’époques comme si depuis sa consécration à Venise avec « Rashomon » on l’accusait d’alimenter les festivals avec des films « exotiques » dans l’unique but de plaire aux occidentaux. Hors son film préféré était  un film contemporain ; « Ikiru » ou « Vivre » en Français. Une perle humaniste sur un simple employé de bureau qui, se sachant condamner, cherche à donner un sens à sa vie. Un film très émouvant (mais pas tire larmes) d’une profonde intelligence. Joué par Takeshi Shimura, acteur sublime à la gueule pas possible. Ça  ressort en Bluray dès avril prochain donc si vous n’avez qu’un film Japonais à voir cette année (ou de votre vie) ne cherchez pas c’est celui là.

 

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Chinatown : Roman Polanski

Difficile de choisir mon Polanski préféré entre celui là et « Rosmary’s Baby ». Ce dernier plus baroque est plus ouvertement séduisant que « Chinatown » qui a première vue pourrait sembler comme un simple  exercice de style. Cependant il devient de plus en plus fascinant dès que s’y intéresse un peu et se révèle aussi torturé que les autres films du cinéaste proposant de multiples niveaux de lecture.

A la base il y a déjà le scénario magistral de Robert Towne (l’un des plus grands scénaristes d’Hollywood qui, officiellement ou non,  a travaillé sur la plupart des grand films des années 70)  et qui constitue sans doute la matrice absolue du polar type année 40/50. Tout y est ; le privé désabusé, la belle blonde, une enquête de mœurs qui dégénère en complot. Mais Polanski va y ajouter une bonne dose de perversion et donner une saveur très européenne au film. D’ailleurs le réalisateur Polonais fera preuve d’une obsession quasi maniaque dans sa confection, non sans générer une certaine tension entre lui et Faye Dunaway (l’imprudent,  en enlevant  un cheveu qui trainait négligemment sur la robe de l’actrice, reçu une belle baffe en guise de réponse).

Conçu bien des années après comme une trilogie (« The Two Jack » la suite officielle que  réalisera Nicholson  en 1990) « Chinatown » avait l’ambition démesuré de raconter rien de moins que l’évolution d’une ville (Los Angeles) au cours du siècle dernier. L’exploitation de l’eau dans le premier (irriguer le désert et au passage extorquer aux natifs les terres agricoles), le pétrole dans le second, puis la création des autoroutes qui aurait due être l’axe principale du troisième épisode qui ne verra jamais le jour.

Mais c’est au sein du « nouvel Hollywood *» que le film trouve réellement sa place. En effet la fin ultra pessimiste imposée par Polanski colle bien à cette décennie où la fin du rêve hippie tourne au cauchemar (Vietnam, Watergate etc..).  Un cauchemar qui a forcement des résonnances avec la propre vie de Polanski et  qui irradie le final totalement nihiliste de  « Chinatown »  où tout espoir est perdu, les salauds gagneront toujours.

 *Décennie durant laquelle le cinéaste tel que Coppola, Friedkin, Scorsese,  prirent le pouvoir sur les studios, proposant une vision désenchanté de l’Amérique. 

Chinatown

 

 

 

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11 mars 2016

Visionnage vite fait 4.

Wild Side ressort en Blu Ray les films de la période Toho d’Akira  Kurosawa.

L’occasion de parler du formidable « Chien Enragé » polar néoréaliste qu’il réalise à la fin des années 40. Un pur chef d’œuvre (et je pèse mes mots) où un jeune détective de police (Toshiro Mifune) pourchasse le tueur en série qui lui a volé son arme de service. Film haletant, « Chien Enragé » tient encore sacrément l’épreuve du temps.  Comme d’habitude chez Kurosawa, le genre (ici le film noir) se double d’une réflexion sociale sur le Japon d’après guerre et le questionnement d’identité des Japonais au sortir de la guerre. 

 

Le héro réalise que l’homme qu’il traque est en réalité son double (comme lui un vétéran qui s’est fait voler ses affaires à son retour au pays) et que la frontière entre flic et truand est bien mince dans un pays ravagé par la guerre.  

Le film fut tourné en décors naturel pendant un été caniculaire, ce qui donne l’occasion à Kurosawa de jouer avec les éléments pour exprimer le tourment des personnages (chaleur moite, pluie orageuse). Pour l’occasion il invente même avant l’heure le « Buddy Movie » en associant aux jeunes et bouillant Mifune, la figure du vieux flic blasé joué par l’inénarrable Takeshi Shimura. La scène de poursuite finale (quasi muette) qui clôt ce film essentiel  est l’une des plus belles du cinéma.

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03 mars 2016

Visionnage vite fait 3.


Raging Bull 

raging-bull-nbSans doute le meilleur film qu’on ait jamais fait sur l’autodestruction. Pour son scénario Scorsese a sciemment réduit de moitié l’autobiographie du boxeur Jacke LaMotta (pourtant bien riche en péripéties de toutes sortes).

Du coup le film alterne des moments purement anecdotiques de la vie quotidienne, avec des combats de boxes filmés comme des opéras. Ce jeu sur les contrastes permet de bien signifier au spectateur que LaMotta, rongé par la culpabilité, est une figure destructrice y compris hors du ring. Mais Raging Bull est surtout au final un commentaire de Scorsese sur ses propres années de défonces qui, à la fin des années 70, l’ont presque laissé pour mort (overdose, coma).  La fin de ce film, qu’il pensait comme son dernier, est sa propre rédemption.

 

 

 

 

 

 

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Hitokiri le châtiment

Grand film de sabre par Hidéo Gosha, ce qui me permet de rebondir sur une vidéo très chouette en hommage à ce « petit » maitre du cinéma japonais.

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17 février 2016

Visionnage vite fait 2.


The Game-David Fincher

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J’adore tout les films de David Fincher mais « The Game » est sans doute l’un de ses films les plus sous estimé, pourtant il ne détone absolument pas par rapport au reste de sa filmographie. Sorte de conte de Noël trash où un milliardaire aigri fait le bilan de son existence via un jeu de rôle, « The Game » vaut beaucoup plus que sa réputation de film raté. Déjà la mise en scène très hitchcockienne de Fincher est imparable. Mais à l’époque il était difficile de passer après la claque qu’a été « Seven » et surtout, c'est la fin du film qui a suscité un rejet massif.

SI NOUS N’AVEZ JAMAIS VU THE GAME NE LISEZ PAS CE QUI SUIT.

En effet le pseudo "happy end" a plus que déconcerté les spectateurs de l’époque. Hors avec le recul c’est précisément cette fin qui rend le film si terrifiant.

Il aurait presque été logique de terminer le film sur le premier twist, à savoir que Nicolas Van Horton (Michael Douglas comme toujours génialement ambigüe) tue son frère par accident et finit défenestré comme son père. Hors ce qui suit est beaucoup plus intéressant. Car en effet il est difficile de croire deux secondes à cette réception d'anniversaire où tout le monde semble dans la connivence, et il est même pire d’imaginer qu'ils soient tous complices de cette mascarade où non seulement on prive un homme de tout ce qu’il possède mais également de son libre arbitre (sa rédemption par le suicide prévue par le jeu). Cruel même pour un personnage aussi peu aimable que Von Horton !

De plus la toute dernière scène fait plus que nous suggérer que le jeu continue. Le réel a définitivement disparu, on ne peux plus compter sur personne, la paranoïa est partout. "The Game" est un film infiniment plus sombre et ambigüe qu'il n'y apparait, et mérite d'être réhabilité

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Sorcerer-William Friedkin

La version intégrale et restauré est enfin disponible en France via l’éditeur Wild Side. Remake du « Salaire de la Peur » d’Henri Georges Clouzot et film maudit du Nouvel Hollywood, « Sorcerer » tient encore sacrement la route. On peut fantasmer à loisir sur le casting prévu à l’origine (Lino Ventura, Mastroianni et Steve McQueen) mais Roy Scheider et Bruno Cremer ne sont pas mal non plus.

 

 

 

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